Publié le 26 août 2026
Le bac professionnel porte le nom d'un métier ou d'une famille de métiers, et son examen dépend de cette spécialité. Il n'existe donc pas de tableau de coefficients commun, contrairement aux deux autres bacs. L'examen comporte sept épreuves obligatoires, évaluées en fin de cursus ou au fil de la formation, et les périodes en entreprise comptent dans le diplôme. Le bac général et le bac technologique suivent d'autres règles, dans Le bac général et technologique.
C'est le code de l'éducation qui l'établit ainsi, en délivrant le diplôme au titre d'une spécialité professionnelle. 1
Il se prépare en trois ans après la troisième et propose près d'une centaine de spécialités. La session de juin 2026 comptait 727 327 inscrits au baccalauréat, dont 194 328 pour le seul bac professionnel, d'après la note d'information de la DEPP reprise par le ministère de l'Éducation nationale. 2
La formation associe des enseignements généraux et des enseignements professionnels. Les premiers suivent des programmes nationaux. Les seconds, théoriques et pratiques, reposent sur le référentiel de la spécialité, un document national propre à chaque diplôme. 3
L'examen comporte sept épreuves obligatoires, auxquelles un candidat peut ajouter au plus deux épreuves facultatives. Chaque épreuve correspond à une ou plusieurs unités constitutives du diplôme, c'est-à-dire les parties du diplôme qui s'acquièrent séparément. Une note égale ou supérieure à 10 sur 20 obtenue à une unité reste valable cinq ans. Un candidat qui échoue à l'examen reçoit une attestation qui reconnaît les blocs de compétences correspondant aux unités qu'il a validées. 4
Il n'existe pas de tableau de coefficients commun au bac professionnel. Chaque spécialité a son règlement d'examen, qui définit ses propres épreuves et la façon de les évaluer. Les compétences et connaissances attendues figurent au référentiel annexé à l'arrêté de création de la spécialité. 3
Les unités sont évaluées de deux façons : une épreuve ponctuelle en fin de cursus, ou un contrôle en cours de formation (CCF). Le CCF est conduit sur le lieu de formation, établissement ou entreprise, par les formateurs eux-mêmes, au moment où les candidats ont atteint le niveau requis. Le CCF porte sur les mêmes compétences et connaissances que l'épreuve ponctuelle qu'il remplace. C'est le règlement d'examen de chaque spécialité qui répartit les disciplines entre les deux modes. 2
Cette répartition n'est pas laissée entièrement libre. Le code de l'éducation impose au moins trois unités obligatoires évaluées par contrôle en cours de formation, et au moins trois évaluées sous forme ponctuelle. Cette obligation vise l'élève qui prépare le diplôme par la voie scolaire, dans un établissement public ou privé sous contrat. 5
| Élément | Bacs général et technologique | Bac professionnel |
|---|---|---|
| Nom employé | Contrôle continu | Contrôle en cours de formation (CCF) |
| Ce qui est pris en compte | Les moyennes annuelles de première et de terminale, calculées à partir des moyennes trimestrielles ou semestrielles | Les notes obtenues à des unités constitutives du diplôme, évaluées quand le candidat a atteint le niveau requis |
| Qui évalue, et où | Les professeurs de l'élève, dans le cadre du projet d'évaluation de l'établissement | Les formateurs, sur le lieu de formation : établissement ou milieu professionnel |
| Ce qui fixe le périmètre | Une part de 40 % de la note finale, identique pour tous les candidats | Le règlement d'examen de la spécialité, qui désigne les unités évaluées par CCF et celles évaluées ponctuellement |
Les périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) sont obligatoires et évaluées. Elles durent de 16 à 20 semaines réparties sur les trois années de formation, et l'élève y est suivi par un professeur et par un tuteur en entreprise. 2
Leur déroulement, leur durée par diplôme et l'allocation qui les accompagne sont décrits dans Les trois voies du lycée, qui porte sur la formation.
Le diplôme est délivré à partir de 10 sur 20 de moyenne générale. La seconde chance existe aussi, à deux conditions cumulatives : une moyenne générale d'au moins 8 et inférieure à 10, et au moins 10 sur 20 de moyenne aux épreuves professionnelles de la spécialité. Le candidat passe alors une épreuve orale de contrôle, et il est admis si la moyenne générale recalculée atteint le seuil. 6
Cette épreuve de contrôle se compose de deux sous-épreuves de 30 minutes chacune, préparation de 15 minutes comprise, portant sur le programme de terminale. Le candidat choisit une discipline scientifique et une discipline de culture générale. 2
| Sous-épreuve | Disciplines possibles |
|---|---|
| Scientifique | Mathématiques, physique-chimie, économie-droit, économie-gestion ou prévention santé environnement |
| Culture générale | Français ou histoire-géographie-enseignement moral et civique |
Quatre mentions existent, avec leurs propres seuils, écrits dans le code de l'éducation. Aucune n'est accordée à un candidat admis à l'issue de l'épreuve de contrôle : la seconde chance donne le diplôme, jamais la mention. 7
| Mention | Moyenne générale |
|---|---|
| Assez bien | Au moins 12 et moins de 14 |
| Bien | Au moins 14 et moins de 16 |
| Très bien | Au moins 16 et moins de 18 |
| Très bien avec les félicitations du jury | Au moins 18 |
Les épreuves écrites ont lieu à la mi-juin 2027, comme celles des deux autres bacs. 2 semaines d'accompagnement personnalisé prennent par ailleurs place avant la clôture des vœux sur Parcoursup, sous forme d'immersion en entreprise gratifiée ou de préparation à la poursuite d'études, chaque établissement en organisant le contenu. 2
Ces modalités sont fixées par arrêté et par décret. Un texte peut les modifier d'une session à l'autre, et une valeur ne vaut que pour la session à laquelle elle est rattachée.